Intégrer la cosmovision andine dans le processus thérapeutique

 

Ouh lala, quelle thématique sérieuse pour un article de blog ! J’ai eu envie de vous proposer un article sur la cosmovision andine pour partager un peu de mon univers, que je fais intervenir dans mes accompagnements et quand je vais en pleine nature.

Dans mon approche, j’intègre donc, au-delà de la géobiologie, la cosmovision andine. De quoi parle-t-on ?

 

La pensée de la société sud-américaine, et en tout cas péruvienne, est basée, depuis des millénaires sur la notion de parité et de trois « marches » ou trois « mondes ».  Dans toute chose, pour cette civilisation, l’équilibre est atteint par la parité : le jour / la nuit, le soleil / la lune, le Masculin / Le Féminin… vous voyez donc le principe : c’est dans la parité et la dualité que l’équilibre peut s’opérer.

Le deuxième pilier fondamental de la cosmovision andine repose sur le chiffre trois, représentant les trois mondes :

celui du monde du renouveau : en bas… UKU PACHA

celui de notre monde : le monde du milieu, KAY PACHA

celui du monde des morts : le monde d’en haut, HANAN PACHA

 

Chacun de ces trois mondes, de ces trois univers, correspondent également à un animal spirituel, guide, associé également à un élément : Le serpent, le puma et le condor.

Le serpent est associé au monde d’en bas, à la Pachamama, la Terre mère, Terre Nourricière et au renouveau. Un serpent se départi du passé comme il se mue de sa peau, il est le symbole du renouveau. Tout ce qui va à la Terre se recycle, meurt pour renaitre sous une autre forme. Le serpent est le symbole de l’esprit « nettoyeur » et de la guérison.

Le puma est associé au monde du milieu, celui au sein duquel nous sommes incarnés et évoluons. Il est associé aux lacs et aux montagnes, monde terrestre, mais est associé à l’élément eau et à la guérison, à la transformation (abandon de nos peurs).

Le condor est associé au monde d’en haut, à nos ancêtres qui nous ont quitté, au ciel et astres, aux maîtres ascensionnés mais également à la vision, à notre capacité à communiquer avec les cieux et / ou les esprits. Il est associé à l’élément air.

 

Toute la symbolique de ces trois mondes et de la parité se retrouvent dans la croix andine, la Chakana, qu'on peut retrouver sur certains sites Incas. 

 

Comme vous pouvez le voir, cette vision de l’organisation de la vie est une philosophie bien plus qu’une religion, non pas intégrant la nature et les éléments, mais plutôt considérant l’ensemble comme un tout. Nous sommes ici parmi les éléments et la Nature, les éléments sont au moins tout aussi vivants que les humains. Chaque élément, chaque pierre, chaque arbre, chaque plante, et il va s’en dire chaque animal a un esprit… voire est un esprit. Chaque espèce, chaque règne, est visible, ou non, par les humains que nous sommes et l’approche péruvienne consiste à apprendre à apprivoiser et communiquer avec ces règnes invisibles ou à la communication différente, les uns ne prévalant pas sur les autres (sinon par leur caractère sacré).

 

Dans mon approche, lorsque je vais en pleine nature pour découvrir un site en géobiologie, me promener, ou faire une intervention en géobiologie, j’intègre de plus en plus cette cosmovision andine, à laquelle je me forme, pour me connecter avec la nature afin de savoir plus précisément de quoi a besoin l’environnement sur lequel nous nous trouvons : d’être nettoyé, d’être rééquilibré ? Certains appelleront ça du chamanisme… dans notre société occidentale très pragmatique les gens commencent à s’ouvrir à ces modes de communication extra sensorielle, sous couvert du mot chamanisme. Pour ma part, c’est la manière qui me convient pour me reconnecter avec la Nature, chose qu’on a peu à peu perdu dans notre société. Les enfants sont souvent plus sensibles à tous ces règnes invisibles que nous adultes, coincés, étriqués dans un tissu conventionnel qu’on nous a imposé au fil de notre évolution…. Peut-être devrions nous leur demander de nous montrer davantage leur ouverture du cœur ? 

 

 

Dans mon approche thérapeutique, cette cosmovision est de plus en plus présente et dans ma pratique, je commence à élaborer des soins de reconnexion en pleine nature. Nous sommes des êtres incarnés, terrestres et avons souvent besoin d’ancrage pour pouvoir gérer les émotions, le stress qui peut nous submerger dans une vie hyper connectée (trop peut-être si on se penche sur les effets des ondes électro magnétiques sur notre santé… mais on ne va pas s’égarer ici…). Un soin d’ancrage en cabinet c’est bien, mais ne manque-t-il pas une certaine cohérence… en l’absence de mère nature ? Prendre soin de l’humain dans son environnement pour que ce dernier se sente en parfaite harmonie avec son monde, n’est-il pas l’enjeu de l’accompagnement thérapeutique ? Alors oui, la cosmovision Andine peut-être tout à fait intégrée à un accompagnement thérapeutique dès lors que le consultant est ouvert à une approche différente, en lien avec la nature… et peut-être croiserons nous un rayon de soleil, un souffle du vent… peut-être croiserons nous en songe un puma, un aigle ou un condor, … peut-être aurons-nous la chance d’entrevoir un arc-en-ciel ? J

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